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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 17:31
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Nicolas SARKOZY : auteur du hold-up du siècle de deux banques de l’économie sociale et solidaire.

Le Député-maire de Lens dénonce une récupération sans scrupule de deux organismes bancaires issus de l’économie sociale et solidaire que sont la Caisse d’Épargne et les Banques Populaires. Les fonds constitutifs et historiques de ces deux banques proviennent des dépôts centenaires de modestes salariés du privé, de la fonction publique, mais aussi de retraités, de commerçants, d’artisans, d’enfants et de petits-enfants, d’anciens mineurs de fond… Guy DELCOURT rappelle que ces deux établissements sont nés en sociétés coopératives, où la règle indivisible est « un homme, une voix », le partage des excédents étant réalisé au profit des sociétaires, au prorata du nombre de parts sociales. Le Député-maire de Lens sait bien que l’économie sociale et solidaire n’a plus sa signification dans un monde bancaire et assurantiel au coeur de l’économie de marché actuelle, mais tient malgré tout à préciser sans ironie « qu’un homme, une voix », ça voulait dire celle de chacun des sociétaires et non celle de Nicolas SARKOZY, fusse t-il Président de la République. Un Président qui n’a surement pas de parts sociales au sein de ces établissements, et n’a donc aucune habilitation à en nommer le futur Président Directeur Général. Quand on parle de déontologie, on va jusqu’au bout ! Il y en a vraiment assez de ce président de la République qui chaque jour ne cesse de donner des leçons aux Français et applique ses propres règles du jeu, même quand elles sont en dehors des lois républicaines. Guy DELCOURT appelle donc les sociétaires historiques de ces deux organismes bancaires à adresser un appel en ce sens à celui qui détourne l’idéal coopératif, et s’accapare le pouvoir faisant fi des règles de droit qui dans un autre contexte, et s’il s’agissait d’un simple citoyen, emmèneraient directement l’usurpateur en prison.

Guy DELCOURT Député du Pas-de-Calais Maire de Lens
Par Alexandre LAPORTE
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Commentaires

REPONSE AUX MINEURS DE FOND

Des associations de mineurs de fond veulent porter plainte contre moi, liberté d'expression en péril !

Ma vidéo sarcastique sur les mineurs de fond http://www.dailymotion.com/search/mineurs+de+fond/video/x8avec_aux-mineurs-de-fond_creation a choqué une certaine catégorie de gens dans le nord de la France prêts à saisir la justice pour me faire interdire mon droit à l'expression publique et à la caricature.

Je m'empresse de répondre à ces personnes heurtées par mes propos.

La vidéo est bien évidemment à prendre au second degré. Ce deuxième degré est tellement évident qu'il me semblait inutile de le préciser. Je n'ai jamais eu l'intention d'injurier les mineurs de fond, bien au contraire. Mon but est de dénoncer le scandale de la mine : l'exploitation des faibles par les forts. A travers l'humour j'explique dans la vidéo le caractère délétère, pernicieux, malsain de la sacralisation de la mine par ceux-là mêmes qui en ont été les victimes.

En tournant en dérision à un degré aussi élevé le sacrifice des mineurs de fond, je souhaitais non pas les blesser dans ce qu'ils ont de plus cher mais bien au contraire les éveiller à une vérité insoupçonnable, aux antipodes du discours officiel qui, en les caressant dans le sens du poil, resserre odieusement leurs chaînes mentales.

Briser le cercle vicieux de la pensée toxique, tel était mon véritable dessein.

Je présente mes sincères excuses à ceux que j'ai pu involontairement offenser avec mes propos. Je le répète, là n'était pas mon but. Je respecte les individus, qu'ils soient mineurs de fond ou patrons d'usines, travailleurs ou rentiers. Ce respect des individus qui est chez moi une règle d'or ne doit pas pour autant m'empêcher d'user de mon droit d'expression sur quelque sujet que ce soit. Je tiens à faire respecter ce droit et pouvoir continuer de caricaturer, brocarder institutions, professions, sociétés, etc.

Nous sommes dans un pays de liberté et de démocratie.

Il serait inadmissible que pour des raisons bassement corporatistes un groupe d'individus exerce sur ma personne un "chantage à la mémoire" pour faire censurer ma parole. Loin de nier le drame humain que représente le travail dans les mines, dans cette vidéo je tiens justement à dénoncer le caractère nocif de la sacralisation du métier. Je regrette que certains, moins subtils que d'autres -ou plus sensibles du fait de leur histoire personnelle- aient perçu mes propos comme une stérile et facile insulte envers les mineurs. Je comprends néanmoins ces réactions outrées, c'est humain. Encore une fois je tiens à présenter mes excuses publiques à ces personnes. J'espère qu'elles ne m'ôteront pas mon droit à l'expression.

Dans cette société d'images et de multimédias, paradoxalement la liberté d'expression est en danger. Après le floutage dans la presse des marques, des visages, des plaques d'immatriculation, du tabagisme, de l'alcool, du sexe des angelots, maintenant celui des opinions ?

Ma vidéo se voulait avant tout un sketche aux vertus pédagogiques et non des propos sottement injurieux -voire haineux- comme l'ont pensé certaines personnes hermétiques à la subtilité.

Sous la forme de l'humour noir et avec férocité j'ai voulu dénoncer cet infâme atavisme chez les mineurs de fond consistant à magnifier leur enfer. Dans cette vidéo je joue le rôle d'un aristocrate d'opérette qui tient un discours certes caricatural sur les mineurs de fond mais qui ose néanmoins faire remonter certaines vérités peu agréables à entendre.

C'est une caricature. Or une caricature est nécessairement répugnante, grotesque, insane. Je me demande comment on a pu prendre au premier degré des propos aussi outranciers dans la forme... Pour le fond, j'ai le courage d'exprimer publiquement ma pensée : cette corporation de victimes du travail (mais pas spécifiquement, d'autres corporations également) génère son propre enfer à travers sa culture, sa glorification de la souffrance de ses travailleurs.

Je suis très respectueux des individus mais cela ne doit pas pour autant m'empêcher d'émettre mes opinions personnelles ou de créer des sketches, aussi féroces soient-ils. C'est ce qu'on appelle le respect de la liberté d'expression. Je n'accepterai pas qu'un groupe d'individus se mette au-dessus des lois sous des prétextes socio-culturels, voire historiques, en voulant m'interdire de m'adonner à mes activités pédagogiques, artistiques, littéraires.

Je n'ai jamais voulu choquer mais édifier, éveiller les victimes de la mine à un autre son de cloche, leur montrer une voie libératrice.

Ensuite, libre à chacun de préférer les chaînes ataviques du conditionnement socio-culturel à la parole certes sarcastique mais lucide, sincère, libératrice de l'oiseau de bon augure que je suis, en dépit des apparences qui bernent si facilement les plus emportés de mes détracteurs... Choisir de demeurer captif de ses émotions, empêtré dans ses liens mentaux est parfois plus facile que d'accepter de prendre son essor.

Que des gens aient pu être choqués par cette vidéo est regrettable et je m'en excuse sincèrement auprès d'eux.

L'humour est d'ailleurs un excellent moyen de lutter contre la sclérose des esprits. Les gens incapables de prendre de la distance sur leurs souffrances passées sont à plaindre.

Les mineurs de fond n'ont pas le monopole de la souffrance. Le misérabilisme et la démagogie faciles tournant traditionnellement autour de cette corporation doivent être contrés sans mollesse car ils sont l'expression d'un abus qui a certes les faveurs d'un vaste public populaire et d'une certaine presse mais qui sur le plan moral est condamnable. Affirmer cela n'est nullement une négation de leurs souffrances passées.

A quand les procès contre les auteurs de romans sous prétexte que leurs écrits déplaisent à une minorité de manchots, de nains gauchers ou de victimes de la grêle de mars ?



Je persiste et signe dans mes propos, et pas dans l'anonymat comme le font très courageusement mes détracteurs. Ces mineurs de fond bornés qui voudraient museler certaines voix n'exerceront pas sur moi leur dictature prolétarienne. La victimisation systématique (et à des fins suspectes) de cette corporation n'a pas de prise sur moi. Nul ne me manipulera et je défendrai toujours ce que je crois être juste, vrai, et à chaque fois à visage découvert.

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Autre réponse à un mineur de fond qui me reproche mes propos sur ma vidéo :

Monsieur,

Je me suis expliqué à propos de cette vidéo : il n'y avait aucune intention de ma part de nuire à quiconque ou d'injurier qui que ce soit. Cette vidéo n'est qu'un sketche, rien de plus. Derrière la caricature je dis certaines choses que je pense, ce n'est pas une insulte que d'émettre publiquement mon opinion sur la question des mineurs de fond, que je sache !

Je ne cèderai pas au chantage d'une corporation qui voudrait s'arroger le monopole de la souffrance. Dans cette vidéo caricaturale j'ose dire quelques vérités. Si celles-ci déplaisent tant à ceux qui se sentent visés, cela les regarde. Je ne retire rien, j'assume totalement et à visage découvert la portée de mes propos qui n'ont rien de haineux ni d'injurieux. Bien au contraire, ils sont pertinents et courageux. Ils reflètent des vérités que certaines personnes préfèreraient, me semble-t-il, ne jamais regarder en face...

La forme n'est qu'une caricature, du second degré. Tant pis pour ceux qui ne comprennent pas la subtilité (ou qui feignent ne pas la saisir pour des raisons suspectes : recevoir en pleine face la vérité fait parfois mal).

Si vous n'avez pas assez d'humour pour rire de votre misère, tant pis pour vous. Si la souffrance de votre vie passée dans les mines vous rend intolérant à ce point, alors j'ai raison de dénoncer ce que je dénonce.

Si on devait céder à la pression de tous les gens susceptibles ou qui se lèvent le matin de mauvaise humeur, nous vivrions dans une dictature de l'arbitraire. Cette société malheureusement de plus en plus dévirilisée ne doit pas se soumettre à la loi des associations, quelles qu'elles soient. Des gens sont morts pour notre liberté, avancez-vous en guise d'argument... Justement ! Il est question de cette liberté si chèrement acquise que vous souhaiteriez retirer à certains de vos concitoyens.

Un comble !

Je vis dans un pays démocratique, libre et j'entends pouvoir continuer à jouir de ma liberté d'expression.

Je n'ignore assurément pas qu'en cette époque pleine de pantouflards procéduriers les humoristes sont souvent les boucs-émissaires désignés des frustrés, des geignards, des victimes en tous genres de cette société malade, déresponsabilisée, infantilisée.

Il est tellement plus facile de s'attaquer à des humoristes plutôt que d'affronter la vérité en face ! Je ne suis nullement responsable des malheurs du monde. Chacun doit assumer le fardeau de son existence. Ensuite, si certains ont perdu tout sens de la mesure et se sont sclérosés dans leurs "pathos" socio-culturel au point de ne pas supporter la dérision, je le répète : cela les regarde.

Votre légion d'honneur est certes respectable mais ne vous confère pas plus de droit que cela, de même que ma particule ne m'autorise pas à restreindre la liberté d'autrui. Mettre en
Commentaire n°1 posté par Raphaël Zacharie de IZARRA le 21/03/2009 à 14h15

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