Partager l'article ! Le grand emprunt : Décryptage: Il sera d’environ 35 milliards » a confié hier Michel Rocard et pourrait atteindre 60 milliards avec l’apport du ...
Vous désirez rejoindre la parti socialiste : CONNECTEZ-VOUS
Sur la somme totale de 35 milliards, 20 à 22 milliards d’euros doivent être levés sur les marchés. Par ailleurs, le gouvernement a déjà annoncé qu’il affecterait à cet emprunt les 13,4 milliards
d’euros remboursés par les banques aidées par l’État au moment de la crise afin de boucler le financement.
Les 35 milliards doivent en priorité servir à financer dépenses clairement identifiées comme « porteuses de croissance et d’emploi ». C’est l’enseignement supérieur qui sort comme le grand
gagnant puisqu’une enveloppe de 16 milliards y sera consacrée notamment pour créer de « grand campus ».
7 priorités
L’enseignement supérieur et la recherche, première des sept priorités stratégique retenues, se taillent la part du lion: la commission recommanderait de leur consacrer 16 milliards d’euros. Sur
ces 16 milliards, 13,5 seraient attribués au développement des campus universitaires et 2 à la recherche.
10 milliards seraient ainsi dévolus à une « agence nationale des campus », selon Le Figaro, qui serait chargée de faire émerger « des campus capables de concurrencer les meilleurs
mondiaux ». 3,5 milliards iraient au « développement de quatre à six campus d’innovation technologique » et 2 milliards à des initiatives pédagogiques innovantes et à des bourses
« visant à attirer ou faire revenir en France des chercheurs de haut niveau ». 500 millions seraient encore destinés à accélérer la création de 25.000 places d’internats d’excellence
pour le lycée et les filières sélectives du supérieur et « contrer la désaffection des jeunes pour les études scientifiques et mathématiques ».
« Ville de demain »
La commission proposerait aussi à l’Etat de consacrer 4 milliards d’euros à l’économie numérique: internet très haut débit, fibre optique, nouveaux concepts d’ordinateurs, aide aux « réseaux
intelligents » de toute nature.
De même, elle préconiserait 2 milliards d’euros d’investissements dans la bioéconomie (nanotechnologies, biotechnologies, etc), 3,5 milliards dans les énergies renouvelables et 4,5 milliards dans
la « ville de demain » (en particulier l’efficacité énergétique des logements sociaux).
Enfin, le rapport suggérerait de consacrer 3 milliards d’euros aux « mobilités du futur » (recherche sur les matériaux permettant de construire des avions plus légers et plus sobres en
carburant, voiture électrique) et 2 milliards au soutien des PME innovantes.
Afin de veiller à la bonne affectation des fonds, la commission préconise que les montants levés soient affectés à des organismes gestionnaires et gérés de manière étanche par rapport au budget
et que soit mis en place, auprès du Premier ministre, un comité de surveillance, composé à part égale de parlementaires, de personnalités qualifiées et de représentants des ministères
concernés.
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Vos commentaires sur ...